Freud, sa doctrine et ses erreurs

La mort récente de Freud (1856 – 9-23-1939) en Angleterre a mis en lumière – de nouveau – sa personnalité et sa doctrine. Acclamée avec une aura de sagesse, sa doctrine est si peu connue que les points où elle est réprochable à la lumière de la raison.

Une brève synthèse de la psychanalyse et de ses erreurs montrera la vraie connaissance de Freud.

La doctrine du psychanalyste n’est pas entièrement dépourvue de vérité, et ses principes corrects ne sont pas non plus originaux. Pourtant, sa doctrine est originale dans des applications exagérées et des abstractions dangereuses, et tombe souvent dans des erreurs et des contradictions.

Fondamentalement, la doctrine de Freud est basée sur l’existence du subconscient et sur son absorption de toute vie psychique. Le premier fondement est correct, le second, erroné. En fait, l’existence du subconscient est indiscutable. Cependant, sans cesser d’influencer la conscience, le subconscient n’épuise pas la vie psychique.

Dans le subconscient, ou plutôt dans l’inconscient, Freud découvre des instincts et des complexes – des systèmes de tendances groupés dans une certaine direction, en associations plus ou moins proches – qui expliquent tout le dynamisme de notre activité. Selon Freud, les actes frustrés, les actes inconscients et les rêves démontrent l’existence du subconscient et constituent les éléments de notre énergie psychique.

Ainsi, selon Freud, une analyse de ces éléments permet de découvrir les divers complexes et instincts qui vibrent dans le subconscient. Parmi eux se trouve la “libido” ou l’instinct du plaisir sexuel qui évolue en plusieurs phases.

Dans leur dynamisme, les instincts sont entravés dans la conscience par la «censure», fonction psychologique issue de l’éducation, de l’environnement social, des lois, de la religion, etc. qui réprime et déforme les instincts et les complexes, et les empêche d’une pleine évolution en fonction de leurs tendances naturelles.

L’action continue de la censure, qui produit des déformations psychologiques, crée progressivement un ensemble de sentiments violés dont le fruit est la névrose.

Pour trouver une thérapie à cette maladie nerveuse, un médecin, comme Freud, doit sonder l’orientation des instincts, les éduquer et même les sublimer.

Voici, à grands traits, la doctrine de Sigismond Freud. Elle est légitime dans son insistance sur le rôle du subconscient dans la vie humaine, mais exagéré dans la recherche de réduire nécessairement tout le psychisme à un serviteur des instincts de l’homme. Sur sa partie inférieure, sensible, commune aux animaux, elle supprime la tendance rationnelle dont le rôle n’est pas d’étrangler les instincts mais de les canaliser pour servir les principes supérieurs qui régissent l’activité humaine.

En outre, réduire toute vie humaine à la «libido» comme étant son principe premier et fondamental représente une vision simpliste d’une réalité beaucoup plus complexe.

La censure réelle n’est pas non plus formée par des «préjugés sociaux» tels que «religion» et «moralité». Naturellement, réfuter ce «préjugé» que Freud attribue à la religion est un autre ordre d’idées. La morale et la religion existent objectivement et ne sont pas le fruit de préjugés mais de la nature de l’homme et de la Révélation divine.

Purgée de ses exagérations, la thérapie psychanalytique n’est pas originale, comme l’Église elle-même l’utilise lorsqu’elle prêche l’examen de conscience et le sacrement de la Confession pour les fidèles.

En fin de compte, c’est la méthode introspective. Cependant, bien que vrai, cette méthode n’est pas un remède.

La solution de la vie psychique ne consiste pas à identifier les instincts à la norme de conduite mais à éduquer ces instincts selon un critère rationnel.

Enfin, si sa valeur pour l’étude du subconscient est certaine, attribuer le symbolisme des rêves à l’instinct sexuel ne l’est pas.

L’effort de sexualisation de Freud est peut-être la caractéristique la plus profonde de sa doctrine, qui apparaît plus comme une conception morbide que comme l’invention d’un penseur et d’un sage.

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